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Document de travail à l'intention du
Tribunal d'appel de la sécurité professionnelle et
de l'assurance contre les accidents du travail
Mars 2003
préparé par le
Dr Nicholas Forbath
Médecine interne
Le Dr Forbath a obtenu son doctorat de la University of Budapest en Hongrie en 1953. Il a fait de la recherche postdoctorale sur le diabète de 1954 à 1956 en Hongrie, de 1957 à 1958 au C.H. Best Institute de Toronto, après quoi il a été adjoint de recherche à l’Université de Toronto et au Toronto General Hospital de 1962 to 1963. Il a fait d’autres études postdoctorales à l’Université de Toronto et a obtenu son certificat en médicine interne en 1962. Il s'est joint au corps professoral de l'Université de Toronto en 1966 et a été professeur adjoint au département de médecine de cette institution, pour ensuite prendre sa retraite en 1992. Il s'intéressait à la pratique clinique et à la recherche en matière de troubles endocriniens et métaboliques, et il a publié de nombreux ouvrages dans le domaine. Il a été médecin consultant au département de médecine du Toronto General Hospital à partir de 1963 et il a continué à remplir la même fonction à titre honoraire à cet établissement dans le domaine de la médecine interne à partir de 1992. Le Dr Forbath a été assesseur du Tribunal pendant plusieurs années jusqu’à septembre 2007.
Après examen de la recherche documentaire du TASPAAT en 2010, le Dr A. Weinberg estime que ce document fournit encore un aperçu équilibré des connaissances médicales sur le sujet.
Ce document de travail médical sera utile à toute personne en quête de renseignements généraux au sujet de la question médicale traitée. Il vise à donner un aperçu général d’un sujet médical que le Tribunal examine souvent dans les appels.
Ce document de travail médical est l’œuvre d’un expert reconnu dans le domaine, qui a été recommandé par les conseillers médicaux du Tribunal. Son auteur avait pour directive de présenter la connaissance médicale existant sur le sujet, le tout, en partant d’un point de vue équilibré. Les documents de travail médicaux ne font pas l’objet d’un examen par les pairs, et ils sont rédigés pour être compris par les personnes qui ne sont pas du métier.
Les documents de travail médicaux ne représentent pas nécessairement les vues du Tribunal. Les décideurs du Tribunal peuvent s'appuyer sur les renseignements contenus dans les documents de travail médicaux mais le Tribunal n’est pas lié par les opinions qui y sont exprimées. Toute décision du Tribunal doit s’appuyer sur les faits entourant le cas particulier visé. Les décideurs du Tribunal reconnaissent que les parties à un appel peuvent toujours s’appuyer sur un document de travail médical, s'en servir pour établir une distinction ou le contester à l'aide d'autres éléments de preuve. Voir Kamara c. Ontario (Workplace Safety and Insurance Appeals Tribunal) [2009] O.J. No. 2080 (Ont Div Court).
Traduit de l'anglais par A+ Translations
Odette Côté, trad. a. (Canada)
Membre du Conseil des traducteurs et interprètes du Canada
(par affiliation à l'Association des traducteurs et interprètes de l'Ontario)
Le diabète sucré est un trouble métabolique caractérisé par un niveau de glucose plasmatique à jeun supérieur à 7 mmol/l ou un niveau de glucose plasmatique, deux heures après le repas, supérieur à 11,1 mmol/l; ces chiffres permettent de différencier nettement les personnes à fort et à faible risque de contracter ultérieurement une rétinopathie diabétique (maladie des yeux) et une néphropathie (maladie des reins).
Le diabète, dont la cause est inconnue, peut se présenter de diverses façons et son évolution est variable. Suivant la classification actuelle, la plupart des cas de diabète peuvent être classés dans les catégories de type 1 ou de type 2.
Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune. La cause immédiate de la maladie est la destruction des cellules bêta (productrices d'insuline) du pancréas, grosse glande située à l'arrière de l'estomac. L'insuline est la plus importante des hormones réductrices de la glycémie. Elle agit surtout sur les muscles, le tissu adipeux et le foie. La perte de production d'insuline entraîne une hausse du taux de sucre dans le sang, l'apparition de sucre dans l'urine, une hausse de la miction et de la déplétion des fluides et, de là, une augmentation de la soif.
Le diabète de type 2 est caractérisé par une anomalie initiale qui réside dans la résistance à l'insuline, compensée par une production d'insuline accrue. À une étape ultérieure, le pancréas défaille et l'insuline n'est plus produite en quantité suffisante. À ce stade de la maladie, il faut un apport d'insuline pour maintenir à la normale le niveau de sucre dans le sang.
Le stress est une notion mal définie, très courante, souvent employée à mauvais escient. Il peut revêtir une forme physique, comme une blessure ou une maladie (infection par exemple) ou une forme psychologique, résultant par exemple d'un décès dans la famille ou de difficultés financières. Tout cela suscite une réaction physiologique, dont la production de quantités excessives d'adrénaline et de cortisol, communément appelés " hormones de stress ". Dans tous les cas, ces hormones élèvent temporairement la concentration de sucre dans le sang.
Le stress peut influer sur toutes les maladies chroniques, dont le diabète. En conséquence, les déclarations selon lesquelles une blessure aurait exercé un effet négatif sur un processus morbide sont des hypothèses possibles, impossibles à prouver, mais aussi irréfutables. Pour le Tribunal d'appel, l'une des difficultés courantes consiste à déterminer l'effet d'une blessure - qu'elle soit importante, comme dans le cas de fractures multiples, ou légère, comme dans le cas d'une tension lombaire sans signes de fracture ou de dislocation - sur une maladie chronique préexistante comme le diabète ou l'hypertension artérielle. La blessure et la douleur correspondante sont des stress qui aggravent temporairement les maladies chroniques. Leur effet à long terme n'est pas connu. D'autre part, rien ne donne à penser que le stress chronique modifie l'évolution de nombre de maladies chroniques courantes, y compris le diabète. À ma connaissance, il n'existe aucune documentation scientifique acceptable sur le sujet, ce qui n'est pas surprenant. Les études scientifiques nécessitent des contrôles. Le raisonnement selon lequel l'événement qui en précède un autre en serait aussi la cause n'est pas acceptable.
Nicholas Forbath, MD, FRCPC
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